COP 21 : l’Accord de Paris a été adopté par consensus le 12 décembre 2015

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Ce texte historique sera soumis à la signature des Etats membres des Nations Unies l’année prochaine à partir du 22 avril pour un mois.

L’article 2 du texte stipule que le réchauffement devra être contenu « bien en-deça de 2°C » par rapport à l’ère préindustrielle et que des efforts devront être réalisés pour tenter de rester en-dessous de 1,5°C, conformément à ce que demandaient les pays les plus vulnérables au réchauffement (les Etats insulaires notamment).

Comment l’atteindre ?

Il est convenu que les émissions de gaz à effet de serre devront atteindre « un pic aussi rapidement que possible », les pays en voie de développement n’ayant pas les mêmes obligations que les pays développés à cet égard (principe dit de différenciation), et qu’elles devront ensuite décroître pour atteindre un niveau où elles pourront être intégralement capturées par la végétation et les océans (principe de « neutralité carbone »), dans la seconde moitié du siècle.

Un mécanisme de contrôle et de révision des engagements volontaires des pays :
Pour le moment, les réductions d’émissions promises de façon volontaire par 186 Etats sont insuffisantes pour limiter l’émission de CO2 à 40 gigatonnes en 2030 pour rester sous les 2°C (elles sont de 55 gigatonnes environ). Le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) doit déterminer d’ici 2018 quel niveau d’émissions serait compatible avec un réchauffement limité à 1,5°C. Un bilan des engagements pris sera alors fait, des rendez-vous quinquennaux étant ensuite prévus pour faire des points d’étape sur les réductions.

100 milliards de dollars seront versés aux pays en voie de développement à partir de 2020.

Cette somme sera versée par les pays développés, les autres pays pouvant faire un effort financier volontaire. Un nouvel engagement financier précis devra être formulé en 2025.

L’Accord englobe donc tous les éléments pour faire avancer l’action climatique. C’est ainsi qu’a déclaré avec émotion Laurent Fabius : « L’Accord de Paris permet à chaque délégation et chaque groupe de pays de rentrer chez eux la tête haute. Notre effort collectif vaut plus que la somme de tous nos efforts individuels. Notre responsabilité face à l’histoire est immense ».

De son côté, le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a annoncé : « Nous sommes entrés dans une nouvelle ère de coopération mondiale au sujet d’une des questions les plus complexes auxquelles l’humanité s’est confrontée. Pour la première fois, tous les pays du monde se sont engagés à infléchir la courbe des émissions, à renforcer la résilience et à faire cause commune pour prendre des mesures climatiques communes. C’est un succès retentissant pour le multilatéralisme. »

Le texte complet de l’accord est ici :

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Dernière modification : 12/09/2017

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