Cent ans plus tard, Français et Serbes se souviennent de Dobropolje [sr]

Du 13 au 15 septembre 2018, l’Académie militaire de Serbie organise une tournée des principaux champs de bataille du Front d’Orient en 1918 : Skopje (Uskub en 1918), Bitola, Sitaria, Kella, Kaïmaktchalan, Dobropolje, Doiran et Salonique. Cette visite, animée par des experts d’histoire militaire de l’Académie, a réuni des officiers supérieurs serbes, français, britanniques et grecs. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Analyse historique comparative », mené par l’Académie dans le cadre du centenaire de la fin de la Première guerre mondiale et de la libération de la Serbie.

Le 14 septembre 2018, les délégations invitées se sont rendues sur le champs de bataille de Dobropolje, cent ans jour pour le jour après le début de la bataille.

Pour la partie française, le général de corps d’armée Bernard Barrera a fait le déplacement. Major-général de l’armée de terre depuis 2017, le général Barrera est l’adjoint du chef d’Etat-major de l’armée de terre. Pour cette visite des champs de bataille, il était accompagné du lieutenant-colonel Philippe Delsol, attaché de défense à l’Ambassade de France en Serbie.

* * * * *

Le général Barrera est diplômé de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr (1982) et a servi dans les guerres des Balkans (années 1990) puis en opération au Tchad (2004) et en Côte d’Ivoire (2005). Devenu général de brigade en 2011, il commande l’opération française « Serval » au Mali (2013) – où il remporte, aux côtés d’unités tchadiennes, la bataille de l’Adrar des Ifoghas (mars 2013). Rentré en France, il est directeur adjoint de la Délégation à l’information et à la communication de la défense (DICOD, 2013) puis sous-chef d’état-major « plan et programmes » de l’état-major de l’armée de terre (2014). En 2017, il devient général de corps d’armée et major-général de l’armée de terre.

JPEG

La bataille de Dobropolje a été le combat décisif de la percée du Front d’Orient. Du 14 au 16 septembre 1918, elle a opposé une armée franco-serbe de 40 000 hommes, renforcés d’un contingent grec, à une armée germano-bulgare de 12 000 combattants. Cette bataille avait été préparée depuis juin 1918 par le maréchal Franchet d’Espérey, commandant en chef interallié sur le Front d’Orient, afin de percer le front des Empire centraux – stabilisé en Macédoine depuis 1916. Après une journée d’intense préparation d’artillerie, l’armée alliée se met en mouvement le 15 septembre et conquièrent les positions défensives bulgares de Sokol, Goliak, Kravista et Kravichi-Kamen. Dès le 16 septembre, la percée est réalisée, permettant aux troupes alliée de se lancer dans une marche rapide vers le nord. Ce mouvement permettra de libérer la Serbie en à peine plus d’un mois, en octobre 1918. La bataille de Dobropolje a coûté la vie à 2 200 Français et Serbes et 3 000 Bulgares et Allemands.

JPEG

Dernière modification : 14/09/2018

Haut de page