Entretien de Bernard Kouchner avec son homologue Vuk Jeremic

Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères et européennes, a reçu son homologue serbe Vuk Jeremić le 8 octobre.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de l’impulsion donnée aux relations franco-serbes par les présidents Sarkozy et Tadić en mai dernier.

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Une semaine avant la publication des rapports de progrès par la Commission européenne, les deux ministres ont évoqué le processus de rapprochement entre la Serbie et l’Union européenne et le soutien que la France entend lui apporter, notamment grâce au projet d’accord de coopération stratégique voulu par les deux présidents.

Bernard Kouchner et Vuk Jeremić ont également abordé la question de la stabilité des Balkans occidentaux.

Pour Bernard Kouchner, cet entretien a été l’occasion de dire à son homologue combien la France avait été sensible aux témoignages de solidarité et de soutien des autorités et du peuple serbes après le décès de notre compatriote Brice Taton à Belgrade. Il a rappelé notre souhait de voir les auteurs de cet homicide déférés devant la justice et punis.

Lors du point de presse qui a suivi l’entretien, le chef de la diplomatie française a affirmé qu’aux yeux de la France « tous les pays des Balkans doivent devenir membres de l’Union européenne ». « Il reste des obstacles mais notre position politique est très claire », a-t-il déclaré, ajoutant que le président Nicolas Sarkozy l’avait répété aussi « avec clarté » au président Boris Tadic.

Interrogé pour savoir si les autorités serbes faisaient suffisamment d’efforts pour arrêter l’ancien général Ratko Mladic, M. Kouchner a répondu : « La preuve que non puisqu’ils ne l’ont pas arrêté ». « Mais, a-t-il ajouté, je crois qu’ils font ce qu’ils peuvent. Il faut continuer, c’est un point essentiel ».

Dernière modification : 22/10/2009

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