La venue de Vinci contribuera à améliorer l’image de la Serbie auprès d’investisseurs [sr]

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"Le groupe français Vinci, un des leaders de la gestion aéroportuaire dans le monde, fera de l’aéroport de Belgrade un grand hub régional qui attirera de nombreuses sociétés françaises et étrangères. Cette acquisition incitera les entreprises françaises à investir en Serbie," explique Mondoloni et rajoute que "cette investissement contribuera à améliorer l’image du pays auprès d’investisseurs potentiels."

Dans son intreview pour e-kapija, Mondoloni dit que "La base industrielle de l’économie serbe, le haut niveau de qualification de la population, la localisation géographique et la politique d’ouverture du pays font de la Serbie un pays d’implantation très compétitif"

"Le climat d’affaires en constante amélioration et les incitations du gouvernement pour attirer des investissements étrangers contribuent au changement d’image de la Serbie dans le milieu des entreprises."

eKapija:Les entreprises françaises sont parmi les investisseurs les plus importants en Serbie. Les hommes d’affaires français se tournent-ils régulièrement vers vous pour obtenir conseil sur la façon d’atteindre ce marché ?

L’ouverture des négociations d’adhésion de la Serbie avec l’UE, ouvrent de nouvelles perspectives économiques susceptibles d’intéresser les entreprises. La Serbie bénéficie en effet de financements européens et multilatéraux dans les secteurs des infrastructures, de l’eau et de l’environnement. Le processus de rapprochement avec l’UE est en outre accompagné d’une amélioration du climat des affaires.

Au-delà des grands projets, la Serbie offre plusieurs avantages liés à sa position géographique favorable, au cœur des Balkans, ainsi qu’à la qualité de sa main-d’œuvre dont le coût de rémunération est très concurrentiel.

eKapija : Quels sont, selon vous, les secteurs les plus intéressants en Serbie pour les investisseurs français potentiels ?

La Serbie, pays en transition et candidat à l’UE, présente un retard dans quelques domaines, qu’il est nécessaire de rattraper pour converger vers la moyenne européenne. Les infrastructures, l’énergie et l’environnement sont de bons exemple : le gouvernement prévoit d’investir 10,6 milliards d’euros d’ici 2030 dans le but d’appliquer les directives européennes.

D’autres secteurs sont en pleine expansion comme le numérique, ou bénéficient d’une base économique solide comme l’industrie automobile ou la filière agroalimentaire.

eKapija : Combien de sociétés françaises opèrent-elles actuellement en Serbie ? Quels commentaires recevez-vous d’elles lorsque les conditions d’affaires en Serbie sont en question ?

Une centaine d’entreprises françaises sont présentes en Serbie employant environ 11 000 salariés. Les principales sont Michelin, Schneider Electric, la Société Générale, le Crédit Agricole, Saint Gobain, Hutchinson, Tarkett, Lafarge, Savencia, Atos et Lactalis.

Nous avons des retours très positifs de la part des entreprises installées en Serbie, notamment grâce à la convergence vers les normes européennes et à l’ouverture du pays aux investissements étrangers

eKapija : Au regard des données disponibles, quel a été le volume des échanges entre la Serbie et la France l’année dernière ? Qu’est-ce que la Serbie importait le plus de France et qu’est-ce que la France exportait le plus vers la Serbie ?

Les échanges commerciaux ont atteint 882 M EUR en 2017, dont 438 M EUR d’exportations vers la Serbie et 444 M EUR d’importations en France.

Les exportations françaises vers la Serbie sont très diversifiées : des machines industrielles et agricoles, des produits chimiques, parfums et cosmétique, des produits pharmaceutiques, des automobiles, et des produits agricoles et alimentaires.

Tandis que nos importations sont plutôt concentrées sur quelques familles de produits tels que les produits en caoutchouc et plastique (81,2 M EUR) ou encore les équipements électriques, mécaniques et électroniques (74 M EUR).

eKapija:Récemment, un forum économique France-Balkans a été organisé à Belgrade, qui a rassemblé jusqu’à 400 entreprises, et au cours de la période précédente, il y a souvent eu d’autres forums d’affaires franco-serbes. Quelle est l’importance de ces réunions et quels sont les résultats concrets de ces réunions ?

Ce forum régional a rassemblé plus de 400 entreprises, 440 plus précisément. Deux forums l’ont précédé : en 2012 à Sofia et en 2014 à Bucarest. Il est difficile de quantifier les résultats directs de telles réunions.

Elles ont surtout contribué à informer les participants sur les opportunités offertes en Serbie et dans les Balkans et à mettre en relation les nombreuses sociétés serbes (245 au total) avec leurs homologues françaises, au nombre de 63, voire avec celles des autres pays de la région autour des tables rondes et des rencontres B to B.

Plus de 1000 entretiens individuels ont été programmés, une statistique qui ne tient évidemment pas compte des rencontres informelles durant les trois jours du forum.

eKapija : Pouvez-vous annoncer de nouvelles activités de l’Ambassade en Serbie ?

L’Ambassade, via son service économique, organise périodiquement des évènements pour favoriser le partenariat entre les entreprises de nos deux pays, notamment dans le domaine de l’agriculture, de l’urbanisme (ville intelligente) ou de l’environnement. Les manifestations telles le forum d’affaires qui a eu lieu le mois dernier, pourrait être réédité. A la fin du mois de juin une forte délégation d’entreprises françaises, conduite par la principale association des chefs d’entreprise, le MEDEF (Mouvement des Entreprises de France), viendra en Serbie pour renouer les contacts avec les autorités locales et les entreprises serbes.

eKapija : La France est un des partenaires commerciaux les plus importants de la Serbie. Comment voyez-vous l’état actuel des relations économiques et politiques de nos deux pays ?

La France est le 14e partenaire commercial et le 12e fournisseur de la Serbie. Les relations économiques se renforcent continuellement : les échanges entre nos deux pays ont plus que doublé depuis l’entrée en vigueur de l’accord commercial intérimaire de 2010 avec l’UE.

Le lien fraternel entre la Serbie et la France, hérité d’une histoire commune, est réaffirmé chaque jour comme en témoignent les visites récentes de Monsieur le Ministre des Affaires Étrangère Jean-Yves le Drian et de Madame la Ministre des Sports Laura Flessel.

Cette année la commémoration du centenaire de la fin de la première guerre mondiale, au cours de laquelle les soldats serbes et français ont combattu côte à côte contribuera à renforcer encore nos relations

eKapija : En tant que membre de l’UE, la France aide activement la Serbie sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne. Comment évaluez-vous les résultats de la Serbie jusqu’à présent sur cette voie ?

La France soutient sans ambiguïté l’adhésion de la Serbie à l’Union européenne qui sera bénéfique aux deux parties. La Serbie a accompli des progrès considérables sur plusieurs plans, notamment en matière de contrôle de son équilibre budgétaire.

Il reste quelques réformes structurelles à achever, comme le processus de privatisation de certaines sociétés publiques, la réforme de l’administration publique ou la restructuration des services publics.

En outre, l’alignement de la législation serbe sur l’acquis communautaire qui a bien démarré, avec 12 chapitres ouverts, doit être poursuivi.

eKapija : La Serbie et la France ont de forts liens culturels et historiques. Quelle est la coopération dans d’autres domaines entre la Serbie et la France ?

Plusieurs accords de coopération bilatérale, découlant de l’accord cadre de partenariat stratégique de 2011 ont été conclus entre la France et la Serbie dans le domaine de l’agriculture, des transports, notamment la construction du métro de Belgrade, de l’environnement, de la mise en place de partenariats publics privés.

La France participe en outre à plusieurs jumelages financés par l’UE dans le domaine agricole et des finances publiques.

Miloš Vlahović

Dernière modification : 18/06/2018

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