La Conférence internationale Paris Climat 2015 (du 30 novembre au 11 décembre 2015)

Qu’est-ce que la COP21/CMP11 ?

La France va accueillir et présider la 21ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques de 2015 (COP21/CMP11) aussi appelée « Paris 2015 », du 30 novembre au 11 décembre 2015. C’est une échéance cruciale puisqu’elle doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. La France va donc jouer un rôle de premier ordre sur le plan international, pour rapprocher les points de vue et faciliter la recherche d’un consensus au sein des Nations Unies et aussi au sein de l’Union européenne, qui occupe une place importante dans les négociations sur le climat.
Il s’agit donc d’un rendez-vous décisif à l’échelle mondiale pour s’efforcer de trouver ensemble des réponses adaptées au défi posé par le réchauffement climatique et les menaces qu’il fait peser sur l’équilibre de notre planète.

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Qu’est-ce que le changement climatique ?

Le phénomène du changement climatique se traduit par le réchauffement de la terre depuis l’entrée de l’humanité dans l’ère industrielle. En 2012 la température moyenne planétaire a progressé de 0,89° C par rapport à la moyenne du XIXème siècle. Le phénomène s’intensifie du fait de l’augmentation des gaz à effet de serre liés aux activités humaines. Entre 1750 et 2011 les concentrations atmosphériques en CO2 ont augmenté de 40% et en CH4 de 150%. A ce rythme, pendant la période estivale, la température moyenne planétaire pourrait augmenter de 1,3 à 5,3° C d’ici la fin du XXIème siècle.

Quels sont les menaces liées au réchauffement climatique ?

Le réchauffement climatique provoque de fortes perturbations météorologiques dont les conséquences sont lourdes de menaces pour l’équilibre de la planète à terme :
-  Multiplication des catastrophes naturelles : tempêtes, inondations, sécheresses,
-  Risque d’extinction de 20 à 30% d’espèces animales et végétales et conséquences pour le genre humain,
-  Risque de réduction des productions agricoles qui peuvent entraîner de graves crises alimentaires notamment en Afrique, et provoquer des conflits et des migrations,
-  Déplacements de population liés à l’augmentation du niveau de la mer qui pourrait provoquer l’inondation de zones côtières et la disparition de certains pays (Maldives, Tuvalu).

C’est pourquoi il y a urgence à réduire les gaz à effet de serre (GES)

Pour prévenir ce risque et s’efforcer de limiter à 2° C au maximum l’augmentation de la température moyenne planétaire depuis le début de l’ère industrielle, il y a urgence à réduire l’augmentation des gaz à effet de serre résultant du mode dominant de production et de consommation reposant sur les énergies carbone.

Les solutions existent.

Les moyens de réduire les gaz à effet de serre sont nombreux dans tous les secteurs et impliquent le recours à de nouvelles technologies et de nouveaux comportements :
-  La production d’énergie : réduire les consommations d’énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole), maîtriser la consommation d’énergie (efficacité énergétique des technologies) et développer le recours aux énergies renouvelables (solaire, éolienne, biomasse, etc.)
-  Les transports : recours à des véhicules sobres (par exemple électriques), mutualiser les moyens de transports,
-  Bâtiment : construire des nouveaux bâtiments économes en énergie (efficacité énergétique du bâti)
-  Etc.

La Conférence de Paris vise à obtenir un accord planétaire sur la réduction des GES

Lors de cette conférence la France accueillera les délégations de 196 parties et environ 40 000 personnes. Il s’agit à cet égard du plus grand évènement diplomatique accueilli par la France et également l’une des plus grandes conférences climatiques jamais organisées.
L’objectif de la conférence de Paris vise donc à aboutir à un accord-planétaire global pour que l’ensemble des pays de la planète s’engagent progressivement dans ce processus de transition énergétique pour réduire progressivement leurs émissions de gaz à effet de serre. L’objectif à atteindre est de limiter le réchauffement climatique à 2°C. Il s’inscrit dans le sillon du Protocole de Kyoto signé en 2005.
Pour cela l’ensemble des pays participants sont invités d’ici la tenue de cette conférence à annoncer leurs contributions nationales en faveur de ces engagements de réduction de GES.

La France avec l’UE entendent jouer un rôle exemplaire dans cet effort

Il va de soi que les pays les plus développés, qui sont souvent les principaux émetteurs de GES, doivent consentir les plus grands efforts à cet égard. C’est pourquoi l’Union européenne, et singulièrement la France, souhaitent jouer un rôle exemplaire dans cette direction. Ainsi tous les Etats-membres de l’UE se sont engagés à réduire de 40% leurs émissions de GES d’ici 2030, et la France se propose d’aller plus loin à travers une réduction de 60% d’ici 2040. Plusieurs autres grandes puissances économiques ont d’ores et déjà annoncé leurs contributions : Etats-Unis – 26% d’ici 2025, la Russie de – 25% à – 30% d’ici 2030, le Canada – 30% d’ici 2030, etc. La Serbie a été l’une des premières dans la région des Balkans occidentaux a annoncé son engagement : - 9,8% d’ici 2030.

L’Ambassade de France s’engage, à la veille de la Conférence de Paris, pour sensibiliser le public en Serbie à l’importance de ces enjeux.

La sensibilisation et l’adhésion des citoyens serbes sont essentielles au succès des nouvelles orientations que le pays va prendre pour atténuer et s’adapter au réchauffement climatique. Dans cette perspective, l’Ambassade de France, avec ses partenaires, l’Institut français de Serbie, le Ministère serbe de l’agriculture et de la protection de l’environnement, la Délégation de l’Union européenne, le PNUD, et d’autres, mène en 2015 toute une série d’actions de communication pour sensibiliser tous les acteurs concernés et le grand public à l’importance de promouvoir cette transition énergétique pour préserver notre planète à travers le recours à des technologies propres et des modes de production et de consommation économes.
• Dès le printemps, l’Ambassade et l’Institut français ont lancé trois concours à destination du grand public, et plus particulièrement des jeunes, sur la question du changement climatique : un concours photo intitulé « 2 degrés » , un concours pour la participation au programme Labcitoyen à Paris sur le thème « Droits de l’homme et changement climatique », un concours pour les écoles primaires et les lycées « Inventez aujourd’hui le monde de demain ! ».
• L’Ambassade a ouvert ses portes pour accueillir, à Belgrade, en partenariat avec le CIRSD de Vuk Jeremic, le débat citoyen planétaire : « Climat et énergie » le 9 juin, qui a rassemblé plus de 300 personnes.
• Elle a co-organisé avec le EU Info-Center une conférence le 22 juin, à l’occasion de sa journée « Portes-ouvertes », intitulée « Le changement climatique : pourquoi est-ce une question importante ? » avec parmi les intervenants l’artiste-activiste Rambo Amadeus.
• En avril, une exposition a été présentée à l’Institut français de Serbie sur les jardins partagés et l’architecture urbaine autogérée.
• Deux conférences de l’ambassadeur ont été tenues au sein des universités : à l’Université de Novi Sad, l’ambassadeur a abordé le lien difficile et ambigu entre l’agriculture et le changement climatique ; Devant les étudiants de l’Université de Belgrade, elle a montré comment nous pouvions tout participer, à notre niveau, à l’adaptation au changement climatique.
• Au centre des sciences de Petnica, elle a présenté la COP 21 aux jeunes chercheurs lors de sa conférence intitulée : « COP 21 : participons tous à la lutte contre le changement climatique ! »
• En présence de Mme Bérengère Quincy, Ambassadeur itinérant pour le climat, missionné par M. Laurent Fabius, Ministre français des affaires étrangères et du développement international, le cycle « enjeux environnementaux : si on s’acclimatait ? » a été lancé le 17 septembre avec l’inauguration de l’exposition « Climat l’expo à 360° » à l’Institut français. Outre l’exposition, le cycle inclut des ateliers scientifiques hebdomadaires pour les écoles, des expériences interactives sur le climat à l’occasion de la Nuit des chercheurs et, plusieurs conférences et tables rondes qui visent des publics variés :
• L’Ambassade organise à Kragujevac, en partenariat avec la ville et la SKGO, le 1er octobre une conférence sur le rôle clé des collectivités locales dans la lutte contre le changement climatique.
• Elle participe auprès du Ministère serbe de l’agriculture et de la protection de l’environnement et du PNUD, les 5 et 6 octobre à une grande Conférence nationale « Serbia’s climate talks - on the way to Paris - Joining efforts in mainstreaming climate actions » sur les enjeux de la préparation de la Serbie à la COP21.
• Elle va organiser, en partenariat avec la Chambre de commerce franco-serbe, une table ronde sur l’économie verte et les opportunités de croissance que permet la diversification énergétique. (date à confirmer en novembre)

• Enfin, depuis février 2015, l’exposition « Renouvelez vos énergies » inaugurée à Belgrade, par l’Ambassade et l’Institut français à l’automne 2014, est présentée dans toute la Serbie : neuf villes ont déjà accueilli cette exposition sur les énergies renouvelables et trois villes l’accueilleront d’ici décembre prochain.

Dernière modification : 21/09/2015

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