La coopération allemande et française aux côtés de l’administration serbe [sr]

A l’occasion de la signature par le Président Macron et la Chancelière Angela Merkel du nouveau Traité d’Aix la Chapelle, qui vient renforcer la coopération franco-allemande initiée le 22 janvier 1963 par le Traité de l’Elysée, Thomas Schieb, Ambassadeur d’Allemagne, et Frédéric Mondoloni, Ambassadeur de France, ont convié leurs partenaires chargés de la gestion et de la formation des fonctionnaires, ainsi que des représentants de la société civile (universités, think-tanks…) pour célébrer l’amitié franco-allemande. Cette amitié symbolique, qui est née d’une volonté politique forte de réconciliation entre deux pays longtemps opposés, fonde le projet d’unité et de paix en Europe.

Réaffirmant conjointement leur soutien aux réformes engagées par la Serbie pour renforcer les compétences des fonctionnaires, les deux Ambassadeurs ont souhaité rappeler que cette réconciliation franco-allemande a pu se développer, dans le temps, grâce à une série d’institutions et d’outils concrets de coopération. Une des réussites de cette coopération dans le domaine de la formation des fonctionnaires a été présentée, le Master Européen de Gouvernance et d’Administration, mis en place depuis 2005 par l’Ecole Nationale d’Administration (France) et la BakoV (Allemagne), en consortium avec des universités françaises et allemandes. Cette formation commune permet à l’Allemagne et à la France d’offrir à leurs fonctionnaires, depuis près de 10 ans, une opportunité unique de se former ensemble aux nouveaux enjeux de la coopération administrative en Europe.

En effet, pour pouvoir être efficaces, les administrations doivent nécessairement prendre en compte ce qui se passe hors des frontières nationales. Cela nécessite, de la part des agents publics, des connaissances approfondies de l’environnement politique et juridique des Etats membres et des principaux voisins, des compétences en matière de négociation, une formation au travail en interculturel, et des expériences concrètes de travail en réseau entre homologues.

Cet exemple concret vise à nourrir la réflexion de nos partenaires serbes sur la mise en place de futurs cycles de formation communs avec les pays voisins, qui partagent le même projet d’intégration européenne, l’efficacité administrative étant un des piliers du processus d’intégration.

Au-delà de cet exemple, la relation franco-allemande apporte avant tout un message d’espoir pour les Balkans : à force de volonté et avec le temps, des Etats longtemps belligérants ont réussi à trouver ensemble des outils concrets pour se réconcilier et se reconstruire ensemble.

Couverture par la presse serbe

Dernière modification : 25/01/2019

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