Le Monument de reconnaissance à la France

A/ Situé dans le parc de Kalemegdan, à Belgrade, ce monument a été construit en 1930 pour commémorer l’alliance entre la France et la Serbie durant la Première guerre mondiale et les sacrifices conjointement consentis en 1915-1918 sur le Front d’Orient. Le monument est actuellement en cours de rénovation. Les travaux débuteront à la mi-mars 2018.

Il témoigne de la reconnaissance que le Royaume de Yougoslavie du Roi Alexandre Karadjordjević, pendant l’entre-deux guerres, a souhaité adresser à son grand allié, la France, pour le soutien apporté à la Serbie pendant la Première guerre mondiale. La réalisation du monument est le fruit d’une initiative privée, celle de la Société des anciens élèves des écoles françaises et de la Société des amis de la France en 1924.

B/ Le monument porte sur un piédestal en marbre de Brač une statue monumentale de femme coiffée d’un bonnet phrygien, symbole de la liberté, et emportée dans un geste à la fois d’héroïsme et de sacrifice. Celle-ci est l’œuvre du sculpteur yougoslave Ivan Meštrović, artiste officiel et intime de la cour des Karadjordjević, ami de Nikola Tesla et de Rodin. Deux bas-reliefs placés sur les flancs latéraux du socle incarnent le rôle militaire et éducatif de la France vis-à-vis du Royaume : l’un représente la fraternité d’armes de tirailleurs français et serbes et l’autre la France en mère des sciences, éducatrice de la jeunesse yougoslave. Les mentions suivantes sont portées sur les deux autres côtés : à l’avant, en français « A la France ! MCMXXX », à l’arrière, en serbe cyrillique : « Aimons la France comme elle nous a aimés, 1914-1918 ».

C/ Avec le temps, l’état du monument s’est dégradé. La sculpture en bronze d’Ivan Meštrović présente plusieurs fissures au niveau de sa base ainsi que des phénomènes de corrosion. L’état du socle en pierre traduit un phénomène de stagnation et d’infiltration d’eau à l’intérieur des maçonneries.

D/ Pour cette raison, des travaux ont été entrepris et débuteront à la mi-mars 2018. D’un coût total de 370 000 €, cette restauration est financée par la Serbie (170 000 €) et par une contribution française (200 000 €) émanant d’une souscription, un choix qui a permis la participation des pouvoirs publics mais aussi d’associations d’anciens combattants, d’entreprises et de particuliers attachés à l’amitié entre les deux pays.

Dernière modification : 16/03/2018

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