Le terrorisme ne doit pas être confondu avec l’Islam

François Bonet, chargée d’affaires de l’Ambassade de France à Belgrade, a déclaré pour BLIC qu’il est profondément touché par la solidarité exprimée par les Serbes vis-à-vis du peuple français

JPEG

Au cours d’un entretien avec BLIC, F. Bonet a exprimé « ses plus chaleureux remerciements au peuple serbe pour son amitié dans ces moments sombres pour la France et pour la liberté ».
« Nous sommes profondément touchés par la rapidité et par la spontanéité avec lesquelles les journalistes serbes se sont organisés jeudi soir pour exprimer leur solidarité. Les journalistes ont été sans doute parmi les premiers à avoir compris la signification de cet attentat qui représente une violence dirigée non seulement contre des français, mais également contre la substance de notre démocratie : la liberté de la presse et d’expression. En parlant avec les gens lors du rassemblement du 8 janvier au soir [devant l’Institut français à Belgrade], j’ai pu constater que le mouvement de solidarité dépassait le monde la presse : il y a avait là des gens qui n’étaient pas liés à la France, mais qui ont été personnellement affectés par l’horreur de ce qui a eu lieu à Paris. De même, je remercie le Gouvernement serbe pour son soutien rapide et sincère », a déclaré F. Bonet.
Il a explicitement souligné qu’il fallait se garder d’imputer cet acte terroriste à la religion musulmane et aux musulmans :
« On ne doit pas mélanger le fanatisme et l’Islam : ces deux choses n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Ce message doit être martelé sans cesse, plus encore aujourd’hui, car le risque de confusion et d’amalgame est plus grand encore quand les gens sont dans état de choc, de peur et d’horreur. C’est justement l’objectif des terroristes : non seulement terroriser, mais créer un fossé de haine entre les citoyens. C’est un danger réel contre lequel nous devons tous lutter », a souligné F. Bonet.
Comme il a dit, la meilleure arme que les Français possèdent en ce moment contre le terrorisme est – l’unité.
« Les Français sont choqués. Leur première réaction après l’horreur a été la solidarité et l’unité. C’est ce que nous avons vu lors du rassemblement auquel des dizaines de milliers de personnes ont pris part et nous allons le voir également au rassemblement de demain. Nous sommes tous conscients que l’unité est notre meilleure arme contre la terreur. Aujourd’hui, nous prenons la mesure ce que le mot ‘liberté’ veut vraiment dire. La réponse de la sécurité est également très importante, car une société ouverte, comme la nôtre, doit être capable de se défendre contre ses ennemis », ajoute-t-il.

Dernière modification : 19/09/2017

Haut de page