Présentation générale

Nom officiel : République de Serbie

Superficie : 77 474 km2

Capitale : Belgrade

Villes principales : Belgrade, Novi Sad, Niš

Langue officielle : serbe

Monnaie : dinar

Fête nationale : 15 février

GIF

Données générales

Nom officiel : République de Serbie

Nature du régime : République parlementaire

Chef de l’Etat : M. Tomislav NIKOLIC

Chef du gouvernement : M. Ivica DACIC

Données géographiques

Superficie  : 77 474 km2

Capitale : Belgrade

Villes principales : Belgrade, Novi Sad, Niš

Langue officielle : serbe

Monnaie : dinar

Fête nationale : 15 février

Données démographiques

Population  : 7 121 000 (2011)

Croissance démographique  : - 0,46 % /an

Espérance de vie : 76,3 ans pour les femmes, 71,1 ans pour les hommes (2008)

Taux d’alphabétisation : 98% (en 2002)

Religion(s) : orthodoxe (très majoritaire), catholique, musulmane, juive, protestante

Données économiques

PIB (2011, FMI) : 45,1 Md USD

PIB par habitant (2011, FMI) : 6 080 $

Taux de croissance (2011, FMI) : +1,8 %

Taux de chômage (au sens du BIT) (2009) : 25 % (juillet 2012)

Taux d’inflation (Banque Mondiale) : 6,1% (2010), 11,1% (2011)

Solde budgétaire (2010, FMI) : - 4,7%

Balance commerciale (2011) : - 8,4 Md $

Principaux clients : Italie, Bosnie-Herzégovine, Allemagne, Monténégro

Principaux fournisseurs : Russie, Allemagne, Italie, Chine

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB  :

- agriculture : 10 %
- industrie : 28 %
- services : 62 %

Exportations de la France vers la Serbie (2010) : 232M€

Importations françaises depuis la Serbie (2010) : 184M€

Section consulaire de l’Ambassade de France : Belgrade

Consul honoraire : Niš

Communauté française en Serbie (2012)  : 1445

Communauté serbe en France  : entre 80 000 et 120 000 personnes (principalement en régions parisienne et lyonnaise)

Politique intérieure

La constitution de la République de Serbie a été promulguée le 8 novembre 2006. Elle prend acte de la fin de l’État commun de Serbie-et-Monténégro, après que le Monténégro fut devenu indépendant le 3 juin 2006, suite à un référendum. La constitution serbe affirme en revanche que le Kosovo fait partie intégrante de la Serbie, bien que le Kosovo ait déclaré son indépendance le 17 février 2008.

M. Tomislav Nikolic a été élu Président de la République le 20 mai 2012. Il succède à Boris Tadic, qui a achevé deux mandats présidentiels depuis juillet 2004. Élu pour 5 ans, renouvelable une fois, au suffrage universel direct, il dispose, en vertu de la Constitution de 2006, de pouvoirs limités touchant essentiellement à la garantie de la souveraineté et de l’intégrité territoriale ainsi que du respect des droits de l’homme et de l’ordre juridique. Il est chef des armées et il peut dissoudre le Parlement sur proposition du gouvernement. Les élections présidentielles devaient avoir lieu fin 2012 mais ont été convoquées de manière anticipée afin de faire concorder le premier tour avec les législatives et municipales du 6 mai.

Gouvernement de Serbie : M. Ivica Dacic, Premier ministre investi le 27 juillet 2012,dirige un gouvernement de coalition à connotation nationaliste mais pro-européenne composé du SNS (Parti progressiste de Serbie), du SPS (parti socialiste), de l’URS (parti des régions, centre-droit) et du SDPS (Parti social-démocrate). Le gouvernement et ses membres sont responsables devant le Parlement.

Les élections législatives du 6 mai 2012 ont placé la coalition autour du Parti progressiste serbe (SNS) en tête, avec 24 4 % des suffrages, devançant le Parti démocrate (DS, 22,7%) et la coalition autour des socialistes (SPS PUPS-JS 14,5%). Le Parti démocratique de Serbie (DSS) a obtenu 7 % de suffrages tandis que les libéraux-démocrates (LDP) ont recueilli 6,53 % des voix. Le parti des régions (URS) a remporté 5,5% des voix. Les représentants des minorités nationales ne sont pas soumis au seuil de 5 % des voix pour entrer au Parlement.

Le nouveau Parlement de Serbie (250 députés élus au suffrage universel direct) est composé comme suit : Parti progressiste serbe SNS (73 sièges), Parti démocrate DS (67 sièges), coalition Parti socialiste SPS-PUPS-JS (44 sièges), Parti démocratique de Serbie DSS (21 sièges), Parti libéral démocrate LDP (19 sièges), parti des régions URS (16 sièges), Alliance des hongrois de Voïvodine (5 sièges), autres partis des minorités (4 sièges), indépendants (1 siège). La session constitutive de l’Assemblée élue a eu lieu le 31 mai 2012.

Situation économique

La contraction du PIB en 2009, qui s’est élevée à 3,1% est avant tout le fait d’une forte diminution de la demande intérieure (-6,8%). Cette chute de la demande intérieure est non seulement le fait de l’effondrement de l’investissement mais également d’une chute de la consommationexpliquée par une baisse du pouvoir d’achat imputable à la stagnation des rémunérations et à la dépréciation réelle du dinar ainsi qu’à une augmentation du chômage qui approche, selon les statistiques officielles, aujourd’hui 22% de la population active.

La croissance a redémarré modérément en 2010 grâce, en particulier, à une reprise des exportations alors que la demande intérieure reste atone. Elle devrait atteindre au moins 1,7% pour atteindre 3% en 2011. Le niveau de vie de la population, estimé par le niveau du PIB/habitant en parité de pouvoir d’achat, représente aujourd’hui 37% de la moyenne de celui de l’Union Européenne à 27.

Ce rattrapage n’est possible que si le rythme des réformes structurelles, nécessaires pour attirer les nécessaires investissements étrangers, se poursuit. Le gouvernement a été invité à s’engager dans un programme, mis en œuvre laborieusement, de réforme de l’Etat baisse des effectifs dans le secteur public et de réforme des retraites afin de ramener les finances publiques à l’équilibre en 2015.

Les investissements étrangers sont encore à un niveau insuffisant (3% du PIB en flux annuels avec un montant d’1,3 milliard d’euros en 2009 et moins d’1 milliard d’euros en 2010). Le déploiement du projet FIAT sur l’ancien site de ZASTAVA (qui fait l’objet d’un prêt substantiel la BEI à hauteur de 500 M€) pourrait induire des résultats plus favorables..

Dans cette perspective, les autorités serbes bénéficient non seulement du soutien de l’Union européenne mais également des institutions financières internationales (Banque Mondiale, BEI, BERD) qui sont en mesure de mobiliser plus d’1 milliard d’euros de concours par an pour moderniser les infrastructures (la priorité actuelle étant le Corridor X) et accompagner les investissements des entreprises dans le secteur du développement durable qui devraient monter en puissance après 2012.

Politique extérieure

Depuis la transition démocratique en octobre 2000, les autorités de Belgrade (République fédérale de Yougoslavie, État commun de Serbie-et-Monténégro puis République de Serbie) ont fait de leur retour dans la communauté internationale et de leur rapprochement européen des priorités.

L’adhésion de la Serbie-et-Monténégro au Conseil de l’Europe le 3 avril 2003 a constitué un encouragement fort à la poursuite des réformes. La Serbie a assumé la présidence du comité des Ministres de cette organisation de mai à novembre 2007.

La Serbie a par ailleurs accédé au Partenariat pour la paix (PPP) de l’OTAN lors du sommet de Riga en 2006, mais elle n’est pas pour le moment candidate à une adhésion à l’OTAN (le ressentiment contre l’Alliance atlantique, responsable des bombardements de mars à juin 1999, demeure).

Un accord de stabilisation et d’association (ASA) a été signé entre la Serbie et l’UE en 2008. Les clauses commerciales de cet accord, relevant de la compétence exclusive de l’UE, sont entrées en vigueur en février 2010, tandis que les autres dispositions de l’accord ont été ouvertes à la ratification des États membres de l’Union européenne en juin 2010. La France a ratifié l’ASA en décembre 2011. La Serbie a sollicité le statut de candidat à l’Union européenne le 22 décembre 2009. Le Conseil de l’Union européenne, réuni au niveau des Ministres des Affaires étrangères des 27, a décidé le 25 octobre 2010 de transmettre cette requête à la Commission européenne afin que celle-ci formule un avis motivé sur cette demande. Afin de remplir la condition de pleine coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), la Serbie a arrêté et transféré les deux derniers accusés serbes en fuite, Ratko Mladic (mai 2011) et Goran Hadžic (juillet 2011). Sur la base du rapport de la Commission du 12 octobre 2011 qui a délivré un avis globalement favorable, le Conseil européen du 1er mars 2012 a approuvé l’octroi du statut de candidat à la Serbie. Les citoyens serbes bénéficient de la libéralisation des visas depuis le 19 décembre 2009 et sont donc exemptés de visas pour effectuer de courts séjours dans l’espace Schengen.

Au niveau régional, la Serbie participe au Programme de coopération de l’Europe du Sud-Est (SEECP), fondé en 1996, qui rassemble tous les pays des Balkans. Elle est par ailleurs membre du Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-Est lancé en juillet 1999 et destiné à coordonner les acteurs et les programmes impliqués dans les Balkans (Union européenne, OTAN, OSCE, FMI, Banque mondiale, pays donateurs et ONGs). Le Pacte de stabilité pour l’Europe du Sud-Est s’est transformé en 2008 en Conseil Régional de Coopération (RCC) avec le but de transférer progressivement à la région les responsabilités liées à la coopération régionale. La Serbie est membre du RCC et participe à son financement (80000 € pour 2011). Le 19 décembre 2006, la Serbie a rejoint l’Accord de libre-échange d’Europe centrale et orientale (CEFTA). Elle est aussi membre de l’Organisation de coopération économique de la Mer noire et assumera la présidence de l’OSCE en 2015.

Belgrade a largement normalisé ses relations avec la plupart de ses voisins, même si des questions restent en suspens (réfugiés, frontières). Une dynamique s’est amorcée dans la relation entre la Serbie et la Croatie, marquée notamment par le déplacement du président serbe Tadic dans la ville de Vukovar le 4 novembre 2010 ou encore l’établissement d’un agenda commun en 2010 pour normaliser la situation des réfugiés croates en Serbie. Vis-à-vis de la Bosnie-Herzégovine, les autorités serbes rappellent leur plein soutien aux accords de Dayton-Paris. Le Parlement serbe a adopté en mars 2010 une déclaration condamnant le massacre commis à Srebrenica et appelant à arrêter et juger tous les criminels de guerre. Malgré une divergence de fond sur le statut du Kosovo, la Serbie et l’Albanie ont amélioré leurs relations de manière sensible depuis 2003. Belgrade a toléré l’indépendance du Monténégro en 2006 et a établi des relations pacifiques avec le nouvel État.

La Serbie n’a pas reconnu l’indépendance du Kosovo, proclamée en février 2008 et reconnue par 91 États à ce jour, dont la France. Belgrade fait de la « défense de son ordre constitutionnel » l’un des points forts de sa politique étrangère. La Cour internationale de Justice saisie par l’Assemblée générale des Nations Unies à l’initiative de la Serbie, a rendu le 22 juillet 2010 un avis consultatif concluant sans ambigüité à la conformité au droit international de la déclaration d’indépendance du Kosovo. Le 9 septembre 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté par consensus une résolution proposée conjointement par la Serbie et les États membres de l’Union européenne prenant acte de cet avis, et a ouvert la voie aux discussions débutées le 8 mars 2011 sous l’égide de l’UE entre Serbes et Kosovars. Le processus de dialogue Belgrade-Pristina a déjà permis des accords techniques à l’issue de neuf rencontres entre les deux parties. La normalisation des relations entre Belgrade et Pristina est une condition de leur rapprochement européen. Les multiples incidents à des postes frontière avec le Nord Kosovo en 2011 et 2012 soulignent encore la fragilité de l’apaisement et des tensions renouvelées sont toujours à craindre entre les deux parties.

Belgrade a par ailleurs renforcé sa coopération bilatérale avec la Russie sur la scène internationale, espérant ainsi empêcher puis limiter les effets de l’indépendance du Kosovo (accords dans le domaine du gaz et de l’énergie). En 2011, les deux Etats ont signé un accord de partenariat stratégique.

La Serbie est devenue membre observateur de la l’Organisation internationale de la Francophonie en 2006.

Mise à jour : 01.08.12

Dernière modification : 23/08/2012

Haut de page