Présentation générale des médias serbes

Les médias en Serbie

Les médias ont joué en Serbie un rôle politique considérable durant les années du régime MILOSEVIC. Grâce à la combativité de certains d’entre eux et à l’utilisation de l’internet ils ont tant bien que mal réussi à maintenir un certain degré d’indépendance de l’information et ceci malgré des pressions considérables de l’ancien régime. Ces pressions pouvaient revêtir de multiples formes (menaces, interdiction de publier ou d’émettre, lourdes amendes etc..). Bien évidemment les médias appartenant à l’Etat ou proche du régime recevaient quant à eux de multiples avantages, qu’ils ont conservés sous le régime actuel pour certains d’entre eux.

La France a accordé aux médias indépendants durant cette période trouble un appui financier substantiel. Elle continue d’intervenir de manière importante aujourd’hui dans ce domaine à travers son programme de coopération.

Depuis le changement de régime et l’évolution, encore lente mais notable, des médias "officiels" vers plus d’indépendance l’opposition "officiel" - "indépendant" n’est plus de mise et se transforme en un clivage "médias privés" - "médias publics". D’importantes questions restent à résoudre (Loi sur l’information, loi sur les télécommunications, régles régissant l’usage de la publicité, redistribution des fréquences...). L’avenir des médias appartenant à l’Etat (RTS, Yu Info, Radio Yougoslavie, Tanjug, Borba...) fait l’objet de débats passionnés entre partisans de leur fermeture, de leur transformation en service public, ou de leur privatisation.

La création d’un cadre juridique et d’un plan d’attribution des fréquences a connu un progrès avec le passage en juillet 2002 au parlement serbe d’une loi sur la radio-diffusion qui prévoit la transformation de la chaîne RTS en service public audiovisuel, avec perception d’une redevance, et la création d’un Conseil supérieur de l’audiovisuel qui sera en charge de la difficile question de la redistribution des fréquences au niveau national.

Dans l’immédiat, le principal problème reste toutefois l’équilibre financier de ces médias, en particulier dans le domaine de la presse écrite. La réduction du nombre de lecteurs dû à la baisse du pouvoir d’achat des ménages et les recettes encore insuffisantes générées par la publicité conduisent les médias à chercher d’autres sources de financement, notamment par la prise d’intérêts de groupes de presse étrangers (WATZ, Bertelsman...).

Dernière modification : 01/03/2012

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