Transmettre la mémoire de la Shoah et des crimes de masse dans les Balkans [sr]

Du 8 au 10 janvier 2019, le Mémorial de la Shoah (Paris) a réuni à l’Institut français à Belgrade 45 enseignants d’histoire en lycées originaires de différentes villes de Bosnie-Herzégovine, Croatie, Macédoine (ARYM) et de Serbie. Ces enseignants ont participé à un séminaire de 3 jours « la Shoah comme point d’entrée », dont l’objectif était d’échanger avec des historiens internationalement reconnus sur l’état de la recherche historiographique sur la Shoah dans les Balkans et les crimes de masses perpétrés durant la Seconde guerre mondiale contre des civils d’autres communautés. Ce programme est mis en œuvre avec le soutien financier de l’Union européenne et l’appui des ministères de l’éducation des différents pays représentés - qui permettent à des enseignants, sur une base volontaire, de participer à ce programme.

Frédéric Mondoloni, Ambassade de France en Serbie, est intervenu en ouverture de ce séminaire pour saluer l’engagement des enseignants présents et leur contribution, indispensable à la transmission des faits historiques, reposant sur la construction de référentiels communs apaisés.

Une réception en l’honneur des partenaires de ce projet a été organisée le 9 janvier à la Résidence de France en présence, notamment, des Ambassadeurs d’Allemagne et d’Israël, et du directeur du bureau du Conseil de l’Europe en Serbie.

L’Ambassadeur de France a rappelé à quel point la formation des enseignants et leur intervention auprès de leurs élèves était cruciale pour prévenir la tentation d’instrumentaliser l’histoire à des fins nationalistes ou politiques, ainsi que le cancer du négationnisme et du relativisme. Le responsable des relations internationales du Mémorial de la Shoah, Bruno Boyer, a pour sa part mis en exergue l’accompagnement extrêmement bienveillant de ce programme par les Ministères de l’éducation concernés, ainsi que la contribution de ce programme à la construction des conditions scientifiques nécessaires pour aborder également les crimes de masse contre des civils intervenus dans les années 1990 en ex-Yougoslavie.

Dernière modification : 16/01/2019

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